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Bukavu : Six Sœurs franciscaines scellent leur alliance définitive avec le Seigneur

20-07-2026 Adonaï KANGA
Bukavu : Six Sœurs franciscaines scellent leur alliance définitive avec le Seigneur

Dans une atmosphère d’une profonde ferveur et d'une joie toute franciscaine, six religieuses de la Congrégation des Sœurs Franciscaines de Notre-Dame du Mont ont prononcé leurs vœux perpétuels ce dimanche 19 juillet 2026, en la cathédrale Notre-Dame de la Paix de Bukavu. La célébration eucharistique a été présidée par Son Excellence Monseigneur François-Xavier Maroy, Archevêque de Bukavu, entouré d’un grand nombre de prêtres franciscains et diocésains. Cet engagement à vie témoigne d'un don total pour le service des plus démunis, au cœur d’un Est de la République Démocratique du Congo en quête permanente de paix.

Qui sont les Sœurs Franciscaines de Notre-Dame du Mont ?

Il s’agit d’une congrégation de spiritualité franciscaine solidement implantée dans la partie orientale de la RDC, notamment au sein des archidiocèses et diocèses de Bukavu, Goma et Uvira, où elle administre divers établissements scolaires et structures sanitaires. Le charisme de la congrégation s’articule autour de trois piliers fondamentaux :

  • Notre-Dame du Mont : la figure de Marie, modèle d’écoute attentive et de méditation de la Parole de Dieu.

  • Saint François d’Assise : un idéal fondé sur la pauvreté évangélique, la joie spirituelle, la fraternité et l'amour ardent de l’Eucharistie.

  • Le service des pauvres : une action pastorale, éducative et médicale menée auprès des populations vulnérables, au sein d'une région éprouvée par les conflits.

Trois vœux, une réponse prophétique aux défis de l’Est de la RDC

En scellant leur profession perpétuelle devant Dieu, l’Église et la communauté des hommes, la religieuse prend un engagement solennel :

  1. Le vœu de pauvreté : le choix d'une vie sobre et abandonnée à la Providence, mettant chaque talent au service exclusif des démunis.

  2. Le vœu de chasteté : l'option d'un amour universel à l'image du Christ, offrant un cœur totalement disponible pour Dieu et pour le prochain.

  3. Le vœu d’obéissance : la disposition à écouter la volonté divine à travers les autorités légitimes et la communauté, avec la disponibilité de servir dans les zones les plus exposées à l'insécurité.

Dire « Oui » pour toujours constitue un témoignage prophétique majeur. Face à l'instabilité, à la précarité et à l'exode, ces Sœurs font le choix de la présence et de la fidélité : « Je reste. L’Amour est plus fort que la mort ; je consacre ma vie à ce peuple. »

Elles deviennent ainsi de véritables figures d’espérance. Par la prière pour la paix, l’accueil des déplacés, la prise en charge des orphelins, la formation de la jeunesse et le soin des malades, elles pansent les plaies d'une nation. Leur engagement perpétuel constitue un ancrage solide pour l’Église locale et un phare d'espérance pour toute la région.

La nécessité de témoins vivants

Dans une région meurtrie par le bruit des armes, la crise alimentaire et les violences sous toutes leurs formes, nos contemporains cherchent des témoins incarnés : des existeres démontrant qu'une autre voie est possible. Par leurs vœux, ces religieuses posent un acte fort : demeurer aux côtés des populations, servir sans réserve et façonner l’homme nouveau.

Comme l’enseignait saint François d’Assise : « Commencez par faire ce qui est nécessaire, puis ce qui est possible, et soudain vous ferez l'impossible. » Loin d'être coupées des réalités du monde, ces Sœurs sont pleinement enracinées au cœur de la cité pour y restaurer l'espérance.

Une seule famille, une mission commune

La tradition franciscaine ne se vit pas de manière isolée ; elle s'inscrit dans une dynamique fraternelle. À l’Est de la République Démocratique du Congo, frères, sœurs et laïcs franciscains œuvrent de concert au service des populations :

  • Dans les camps de personnes déplacées : le frère annonce la paix, la sœur apporte les soins, et le laïc organise le secours.

  • Dans les structures éducatives : le frère assure l'instruction religieuse, la sœur veille à la direction de l'établissement, tandis que le laïc (OFS) s'investit dans la communauté éducative.

Face à la guerre qui divise, à la misère qui isole et à la peur qui enferme, la réponse franciscaine demeure la fraternité. Les frères rappellent sans cesse cette promesse : « Vous n'êtes pas seules, nous marchons ensemble. »

En préparation à cet engagement ultime, le Père Bienvenu Bahati, Définiteur provincial, a guidé durant deux semaines les candidates lors d'une session de préparation au Centre Spirituel Saint-François d’Assise de Nyantende. En parallèle, le Père Oscar Mujumbe a animé la retraite annuelle de la communauté des Sœurs à Bukavu.

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